Le Tartan des 68th Highlanders
Les 68th Highlanders
et la vieille Alliance
Le Tartan des 68th Highlanders est originaire de l'« Auld Alliance », la vieille alliance entre l'Écosse et la France qui remonte à 1165. Gravée au sang sur la peau des hommes selon Alain Chartier au XVe Siècle, elle a aussi été saluée par Charles de Gaulle, qui rappelait lors d'un discours à Edinburgh en 1942 : « Dans chacun des combats où, pendant cinq siècles, le destin de la France fut en jeu, il y eut toujours des hommes d'Écosse pour combattre côte à côte avec les hommes de France ».
Formellement, la Auld Alliance correspond à une succession de plus de 2O traités militaires signés entre 1326 et 1558. C'est durant la Guerre de Cents Ans qu'elle connut son apogée avec le débarquement de plus de 30'000 soldats écossais à La Rochelle, toutes cornemuses dehors ! Ceux qui ont eu la chance d'assister au premier HausgauenTattoo peuvent imaginer ce que peuvent représenter 30'000 soldats en kilt qui foncent sur vous au son des cornemuses…
Le Dauphin Charles et Jeanne d'Arc, à qui cette troupe étaient venus apporter son soutient en ont gardé un chaleureux souvenir… Car la reconquête du territoire français devenait du coup beaucoup plus simple pour eux !
Fort heureusement l'alliance avait aussi des côtés bien plus sympathiques. Par exemple, des lettres de naturalité générales, accordées par les rois de France et les rois d'Écosse, permettaient aux Français et aux Écossais expatriés de disposer de la double nationalité.
Les étudiants écossais ne furent pas les derniers à profiter de la Auld Alliance… Ils venaient se former dans les universités françaises comme Paris, Orléans, Bourges ou Montpellier. Quand les premières universités écossaises virent le jour à Saint Andrews et à Aberdeen, elles adoptèrent très naturellement le modèle et les structures de leurs partenaires françaises.
Mais la Auld Alliance avait aussi un caractère indéniablement commercial. En ce temps-là, l'Écosse était l'un des principaux partenaires commerciaux de la France. Notamment dans l'importation d'un vin de Bordeaux appelé « Claret » qui disposait d’un statut fiscal très avantageux.
Aujourd’hui, les rôles se sont un peu inversés et c'est la France qui est devenue l'un des principaux partenaires commerciaux de l'Écosse, en particulier avec l'importation de Scotch Whisky. Hélas, pour nous, la France n'a pas accepté d'accorder un statut fiscal avantageux à ce type d'importation… on se demande pourquoi.
Les nombreux jumelages entre villes françaises et écossaises témoignent de l'attachement entre nos deux peuples qu'a suscités la Auld Alliance !
Si vous désirez en savoir plus à ce sujet, retrouvez le site de l'« Auld Alliance » - Le lien Franco-Ecossais.

